Archives de l’auteur : ll

Atelier poétique – à la Marot #ProjetPhotoPoésie

Aujourd’hui, nous nous sommes inspirés de Clément Marot.

  • Après avoir revu les caractéristiques essentielles d’un poème, on observe la Petite épître au roi de Clément Marot qui produit un tour de force poétique et comique tout en rimes équivoquées, espérant par là s’attirer les grâces du Prince, alors même qu’il semble se plaindre modestement de son incapacité à rimer aussi bien que les autres poètes de son temps, .

En m’ébattant je fais rondeaux en rime,
Et en rimant bien souvent je m’enrime;
Bref, c’est pitié d’entre nous rimailleurs,
Car vous trouvez assez de rime ailleurs,
Et quand vous plaît mieux que moi rimassez.
Des biens avez et de la rime assez :

  • Entraînement à l’écriture poétique : même jeu que Marot avec le mot-son vers. Voici une production d’élève :

Je vais de vers en vers
Pour ne pas être à l’envers
Même en étant un p’tit ver
J’égalerai un jour le pivert

Djibril Niang

Les objectifs

  • Renforcer levocabulaire dans le domaine de l’expression des sentiments
  • Revoir les connaissances concernant la poésie lyrique
  • Manier la langue comme un objet plastique, en éprouver la malléabilité, les potentialités créatives
  • Réviser les noms de figures de style étudiées
  • S’entraîner à produire des textes poétiques lyriques

Nous partîmes cinq cents…

Instinct grégaire, communautés, groupes, masses, mise en mouvement, regarde de l’autre, privé/public… : comment l’individu se construit-il par confrontation, adhésion ou réaction à des valeurs positives ou négatives que la société lui propose ou lui impose ?

Quelques petits films, extraits, courts-métrages pour donner du grain à moudre et un os à rogner à notre réflexion :

I love Hooligans 

Looking for Eric

iDiots

Béliers

Persepolis 

American History X

La vague

Paysages scripturaux Frais-Vallon Marseille #Atelier #ProjetPhotoPoésie

Après les photographies et les sons, c’est au tour des mots. Lundi 23 janvier 2017, nous nous retrouvons en groupes et en salle informatique pour regarder de nouveau les photographies prises lors de la sortie de la semaine précédente afin d’écrire des textes autour de ce support, toujours inspirés par Georges Perec dans Notes sur un travail en cours, extrait de Espèces d’espaces (Galilée, 1974).

 

Paysages sonores Frais Vallon Marseille #ProjetPhotoPoésie

Lundi 16 janvier 2017, les 4e6 du collège Jacques Prévert sont sortis en promenade orientée dans le quartier de Frais-Vallon et se sont arrêtés à des endroits précis pour capter des paysages sonores.

Les voici à l’écoute, avec leurs géolocalisations respectives sur la carte disponible sur ce lien.

 

 

 

 

 

 

Eddy (orange)

Eddy (violet)

Besarta

Christian

Houcine

Nafida

Paysages photographiques Frais-Vallon Marseille #ProjetPhotoPoésie

Ce lundi 16 janvier au matin, par un temps très frais et ensoleillé, nous sommes partis en balade pour prendre conscience du terrain qui nous entoure et pour aller chercher l’inspiration dans notre environnement proche grâce à des photographies, qui formeront un support pour nos prochains ateliers d’écriture, en lien avec le projet Twitter #ProjetPhotoPoésie.

Inspirés par la démarche de Georges Perec dans Notes sur un travail en cours, extrait de Espèces d’espaces, Galilée, 1974, les élèves de 4e6, par groupes, ont chacun pris des photographies lors des différentes haltes programmées tout au long du parcours.

Voici le résultat

 

 

Une inspiration

Georges Perec, Notes sur un travail en cours, extrait de Espèces d’espaces, Galilée, 1974,

L’une de ces descriptions se fait sur le lieu même et se veut la plus neutre possible : assis dans un café, ou marchant dans la rue, un carnet et un stylo à la main, je m’efforce de décrire les maisons, les magasins, les gens que je rencontre, les affiches, et, d’une manière générale, tous les détails qui attirent mon regard.
À plusieurs reprises, je me suis fait accompagner sur les lieux que je décrivais par un ou une ami(e) photographe qui, soit librement, soit sur mes indications, a pris des photos […] ; il m’est arrivé également de conserver divers éléments susceptibles de faire plus tard office de témoignages, par exemple des tickets de métro, ou bien des tickets de consommation, ou des billets de cinéma, ou des prospectus, etc.

Quelles études supérieures depuis le collège J. Prévert de Frais-Vallon ?

Le collège Jacques Prévert est labellisé « Ambition réussite », enjeu majeur de l’éducation prioritaire.

Dans ce cadre, le « Parcours Avenir » est à souligner. En lien avec le pôle de l’étoile (Campus de Saint Jérôme) et avec le technopôle de Château Gombert, dès le collège, les élèves sont incités à privilégier le choix de filières exigeantes, à s’engager dans une orientation positive et ambitieuse, vers des établissements d’enseignement supérieur d’excellence.

On notera ainsi la présence à proximité des facultés de sciences et de sciences de l’ingénieur, de l’IUT de Marseille, de Polytech et de l’Ecole centrale, des plusieurs ISFI (soins infirmiers), de l’UniMECA (en mécanique), de l’ISMEA (micro électronique), de l’ISBA (béton armé et bâtiment), de l’ESIM, du CFA Hygiène et sécurité.

Présentation du quartier de Frais-Vallon à Marseille

Frais-Vallon

(tirés d’une analyse datée de 2010 de l’Observatoire des quartiers)

1)   Situation topographique, géographique, étude de terrain

Situé entre le plateau de Montolivet et le massif de l’Etoile, la zone est constituée d’une succession de vallons : Jarret, la Grave, les Olives. Le quartier de Frais-Vallon s’implante en bas du vallon, dans ce qu’on appelle un thalweg : c’est-à-dire une ligne qui rejoint les points les plus bas d’une vallée, celle du Jarret, et dont le tracé de la voie rapide reprend les contours. Le Jarret est le nom de cet ancien cours d’eau sur lequel passent maintenant les boulevards de Marseille (Sakakini, etc.) et que les habitants continuent d’appeler le Jarret.

2)   Historique des lieux

Le quartier de La Rose est situé dans la vallée du Jarret. Il se constitue de deux parties :

– Le noyau villageois de la Rose

Cet ancien bourg s’organise autour du boulevard de la Rose.

– Les grands ensembles

Ce territoire s’inscrit dans le prolongement de la ZUP  ̏Le Canet-Malpassé˝avec la construction de nombreux grands ensembles au cours des années 1960 à 1970. Trois principaux programmes ont été réalisés durant cette période (Frais Vallon, La Rose-Le Clos, La Rose-Val Plan). Ils représentent un total de près de 3 000 logements. Leurs gabarits et leurs architectures impactent très largement le paysage et le fonctionnement urbain de cette partie du territoire :

Frais Vallon a une place un peu particulière et à part car il est situé à proximité immédiate du noyau villageois de La Rose auquel il n’est pourtant que partiellement relié. Le quartier, coincé physiquement entre le plateau de Montolivet et la vallée du Jarret en bas, est isolé du reste de l’ensemble urbain mais très bien relié en transport (Métro 1) et riche en infrastructures (piscine, équipements sportifs…).

Constat/problème :

Le tissu urbain de ce territoire se compose d’unités implantées sans articulation entre elles ou avec leur environnement. Cette déconnexion avec le contexte urbain est renforcée par le contraste architectural que provoque ce bâti.

-Une attractivité résidentielle

La présence de nombreuses propriétés bastidaires a largement façonné le territoire. La plupart d’entre elles a aujourd’hui disparu. Neuf apparaissent dans l’inventaire des bastides protégées (trois à la Rose, une aux Olives et cinq à Château Gombert).

– Des atouts paysagers

La présence de reliefs enserrant le secteur lui confère un environnement verdoyant : à noter, les buttes offre des points de vue remarquables (butte de La Ravelle, colline de Frais Vallon, butte des Olivarelles)

 

Ma ville, mon quartier, mes lieux. Lectures préparatoires #Ateliers #ProjetPhotoPoésie

Lectures préparatoires à nos prochaines sorties de classe, à propos de balades urbaines marseillaises dans des zones de transition entre la friche, la nature et la construction.

BALADES SEMI-URBAINES

http://www.julienrodriguez.fr/index.php/?2012/05/10/45-le-belvedere-de-frais-vallon http://www.julienrodriguez.fr/index.php/?2010/05/10/14-autour-des-friches-marseille-nord

http://www.julienrodriguez.fr/index.php/?2010/04/11/4-remontee-du-ruisseau-des-aygalades

JARDINAGE EN VILLE

Lire également les 3 premiers liens de remise en valeur d’espaces semi-urbains grâce au jardinage à Marseille

http://www.julienrodriguez.fr/index.php/?Jardinage

POETIQUE DE LA VILLE

Enfin, finir par la lecture de la page suivante : la rue nous parle et nous donne des ordres, le relevé de ces injonctions (de ces ordres, à l’impératif) peut faire l’objet d’un travail poétique intéressant. Le cas de la rue de Rome, à Marseille

http://www.julienrodriguez.fr/index.php/?2010/06/11/12-releve-d-injonction

 

 

Déclaration d’amour à la ville de Marseille #Atelier #ProjetPhotoPoésie

Après des séances plus centrées sur notre démarche et notre méthode ou bien sur une échelle resserrée sur le quartier, la séance d’aujourd’hui est consacrée à l’ensemble de la ville de Marseille à partir d’un texte de Jean-Claude Izzo.

L’objectif : une déclaration d’amour (ou de désamour !) à cette ville.

J’ai Marseille au cœur

 Je suis né à Marseille. De père italien et de mère espagnole. D’un de ces croisements dont la ville a le secret. Naître à Marseille n’est jamais un hasard. Marseille est, a toujours été, le port des exils, des exils méditerranéens, des exils de nos anciennes routes coloniales aussi. Ici, celui qui débarque un jour sur le port, il est forcément chez lui. D’où que l’on vienne, on est chez soi à Marseille. Dans les rues, on croise des visages familiers, des odeurs familières. Marseille est familière. Dès le premier regard.

C’est pour ça que j’aime cette ville, ma ville. Elle est belle pour cette familiarité qui est comme du pain à partager entre tous. Elle n’est belle que par humanité. Le reste n’est que chauvinisme. De belles villes, avec de beaux monuments, il y en a plein l’Europe. De belles rades, de belles baies, des ports magnifiques, il y en a plein le monde. Je ne suis pas chauvin. Je suis marseillais. C’est-à-dire d’ici, passionnément, et de tous les ailleurs en même temps. Marseille, c’est ma cultur e du monde. Ma première éducation du monde.

C’est par ces routes de navigation anciennes, vers l’Orient, l’Afrique, puis vers les Amériques, ces routes réelles pour quelques-uns d’entre nous, rêvées pour la plupart des autres, que Marseille vit, où que l’on aille. Paris est une attraction. Marseille est un passeport. Quand je suis loin, et cela m’arrive souvent, je pense à Marseille sans nostalgie. Mais avec la même émotion que pour la femme aimée, délaissée le temps d’un voyage, et que l’on désire de plus en plus retrouver au fur et à mesure que passent les jours.

Je crois à cela, à ce que j’ai appris dans les rues de Marseille, et qui me colle à la peau : l’accueil, la tolérance, le respect de l’autre, l’amitié sans concession et la fidélité, cette qualité essentielle de l’amour. (…)

J’aime croire – car j’ai été élevé ainsi – que Marseille, ma ville, n’est pas une fin en soi. Mais seulement une porte ouverte. Sur le monde, sur les autres. Une porte qui resterait ouverte, toujours.

Marseille, Jean-Claude IZZO.
Edition Hoëbeke, 2000

 

Activités

1) J’écoute la lecture à voix haute une première fois puis, individuellement, je relis silencieusement le texte ; au fil de ma lecture personnelle, s’il y a des mots ou des expressions que je ne comprends pas, je les souligne au crayon sans que cela me bloque dans la progression de ma lecture.

2) Je relis attentivement le passage de la ligne 19 à 21 ; puis, dans mon espace de travail plus bas, je fais la liste des valeurs chères à Jean-Claude Izzo.

3) Aux lignes 17-18, Jean-Claude Izzo utilise une comparaison : laquelle (cite-la et explique-la) ? Celle-ci te paraît-elle bien choisie ? Pourquoi ?

4) À mon tour, au dos de cette feuille, j’écris un texte de 25 lignes, qui dit mon amour pour ma ville (ou mon quartier) et l’importance de la fraternité et de la tolérance. Je respecterai la situation d’énonciation du texte de J.-Cl. Izzo (au présent, à la première personne du singulier). J’insisterai sur le vocabulaire (le champ lexical) des sentiments et des sensations et j’utiliserai des expansions du nom pour augmenter le volume textuel.